N.E.A.

Nord Est Archéologie


Poster un commentaire

Une ville face au climat : Metz à la fin du Moyen Âge

27000100312100LPrix spécial du jury du concours de thèse 2012 de la Société Française d’Histoire Urbaine.
Grand Prix 2015 de l’Académie Lorraine des Sciences.
Prix d’histoire 2015 de l’Académie Nationale de Metz.

 

Dans la lignée des travaux fondateurs d’Emmanuel Le Roy Ladurie et d’Emmanuel Garnier, cet ouvrage s’inscrit dans la réflexion contemporaine sur les sociétés confrontées aux changements climatiques, en s’intéressant au cas particulier de Metz et de son plat-pays, un véritable « Etat urbain » qui constitue une originalité au nord des Alpes et qui s’est construit autour de l’une des plus grandes cités de l’Europe occidentale à l’orée de la Renaissance.

Cet essai d’histoire globale envisage le climat comme une contrainte qui oblige les sociétés à mettre en place diverses stratégies pour s’en affranchir ou s’y adapter. L’enquête mesure la vulnérabilité climatique de la société messine au début – mal connu – du Petit Âge Glaciaire, ainsi que sa capacité de résilience, c’est-à-dire son aptitude à prévoir, anticiper ou sortir des crises induites par le climat. Cet ouvrage de synthèse compare la situation messine aux régions voisines de l’Europe occidentale en s’appuyant sur les recherches internationales les plus récentes dans ce domaine, au croisement de l’Histoire, de la Géographie et de la Climatologie.

Fruit de la recherche publique, cette thèse remaniée s’adresse aux chercheurs comme au grand public. Au moment de la publication du 5e rapport du GIEC et alors que se prépare la 21e Conférence Climat (COP 21) à Paris en 2015, il est important de ne pas perdre la mémoire: la mise en perspective historique aide à comprendre et, peut-être, à agir.

 

Commander l’ouvrage


Poster un commentaire

La cathédrale de Verdun, Des origines à nos jours

27000100587810LS’appuyant sur des sources nombreuses et parfois inédites, cet ouvrage propose une synthèse novatrice sur l’histoire et sur l’architecture de la cathédrale de Verdun depuis ses origines jusqu’à nos jours. Richement illustré – documents d’archives, plans, schémas, photographies récentes et anciennes –, il invite le lecteur à découvrir chaque recoin de cet édifice millénaire pour en comprendre les évolutions successives.

Érigée à la fin du Xe siècle, la cathédrale actuelle compte en effet de nombreux styles architecturaux: roman, gothique, mais aussi baroque et classique. Ainsi, à proximité du célèbre baldaquin, réalisé au XVIIIe siècle par le chanoine De Plaine d’après l’œuvre du Bernin à Saint-Pierre de Rome, se cachent les restes d’un splendide portail polychrome du XIIe siècle, incrusté dans le mur d’une salle gothique datant du siècle suivant. Dans le grand-chœur oriental, dont les voûtes furent construites à la fin du XIVe siècle, ce sont des vitraux réalisés par les ateliers Gruber, au lendemain de la Première Guerre mondiale, qu’on peut admirer.

C’est pour comprendre la juxtaposition de ces styles, le mobilier et les œuvres qui les accompagnent, que l’auteur a voulu insister sur l’histoire du monument et de ceux qui en ont eu la charge pendant de nombreux siècles: les évêques, bien sûr, mais aussi les chanoines et dignitaires de la cathédrale. Tous ont eu le soin de préserver l’héritage qui leur avait été confié, mais en l’adaptant parfois à leurs besoins ou au goût de leur époque. C’est cette cathédrale, fruit d’une histoire humaine riche et ancienne, que nous connaissons aujourd’hui et que tente de décrypter Michaël George au sein de ce très beau livre.

Doctorant en histoire médiévale et chargé d’enseignement à l’Université de Lorraine, Michaël GEORGE est aussi un passionné de la cathédrale de Verdun qu’il fait souvent découvrir au public à l’occasion de visites guidées ou de conférences. Spécialiste du chapitre cathédral à la fin du Moyen Âge – qu’il étudie dans le cadre de sa thèse –, il s’est penché sur des sources jusque-là peu ou pas consultées, permettant de livrer au lecteur un regard novateur sur l’histoire et l’architecture de la cathédrale Notre-Dame de Verdun.

Photographe professionnel, depuis peu à la retraite, Gérard COING a passé une grande partie de sa carrière au sein de la DRAC de Lorraine (Inventaire du patrimoine, Archéologie et Monuments Historiques) où il a participé à de nombreux projets mettant en valeur le patrimoine lorrain. On lui doit les illustrations de plus d’une vingtaine d’ouvrages des collections « Images du Patrimoine » et « Itinéraires du Patrimoine » et c’est avec autant de plaisir et de professionnalisme qu’il a réalisé une partie des photographies présentes au sein de ce livre consacré à la cathédrale de Verdun.

Commander l’ouvrage


Poster un commentaire

Les monnaies lorraines du musée de Charleville-Mézières (Xe-XIIIe siècle)

27000100755470LLa numismatique est une science auxiliaire de l’histoire, malheureusement souvent méconnue ou ignorée dans les milieux scientifiques (de l’histoire) et du grand public. Pourtant, celle-ci se révèle très utile dans l’analyse historique: elle permet de suivre les évolutions artistiques (selon le style, la typologie et la forme des lettres composant les légendes), les évolutions économiques (par l’analyse de la composition métallique; l’étude des différentes émissions…), les évolutions linguistiques (études des légendes) et surtout les évolutions politiques et religieuses (analyses des titres et des invocations dans les légendes et dans les représentations). « Battre monnaie, cela peut être à la fois améliorer ses ressources budgétaires, affirmer son autorité et son message politique, transmettre sa foi et sa culture » (Jean Belaubre, Les monnaies de France. Histoire d’un peuple).

Malgré l’intérêt évident de l’étude des monnaies, publier une collection numismatique est toujours un événement car rares sont les institutions publiques ou privées qui osent ouvrir leurs portes aux numismates.

Les musées municipaux de Charleville-Mézières font partie de ces rares institutions qui souhaitent mettre en avant leurs collections de monnaies. Ils possèdent l’une des plus importantes collections numismatiques des musées de province, riche d’environ 29 000 exemplaires allant du Ve siècle avant notre ère au début du XXe siècle. Les monnaies antiques et mérovingiennes ayant déjà été étudiées par Jean-Marc Doyen et l’étude des monnaies royales françaises étant en cours, celle des monnaies provinciales lorraines (duché de Lorraine, comté puis duché de Bar, évêché de Metz et de Toul, cité de Metz, seigneurie de Neufchâteau et de Phalsbourg-Lixheim) est apparue comme une évidence.

Composée de 186 monnaies et d’un jeton, cet ensemble présente un état de conservation remarquable, parfois exceptionnel, et comporte quelques pièces non connues des ouvrages de référence. Cette collection « lorraine » comprend des monnaies d’argent, de billon et de bronze qui méritaient bien une publication soulignant leur beauté et leur diversité.

 

Commander l’ouvrage